Nous ne sommes pas dans Libération. Cette phrase définitive, s'achevant par un point bien sur de lui, vise uniquement à justifier le fait que nous n'utiliserons ici, ni titre racoleur, ni mauvais jeux de mots.

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De s'insoutenable humanité de l'être ...

Juste parce que parfois, moi j’aime bien qu’on m’explique.

C’est difficile de trouver des mots pour ce que l’ont ressent. Enfin, il est facile de dire pourquoi on aime certaines choses, pourquoi on les déteste, de décrire les syndromes physiques qui les accompagnent tout ça. C’est pour ça qu’on nous a bassiné des années durant avec le champ lexical. Pour les choses qui existent matériellement, et les sentiments existent matériellement, il y a des trucs de grammaire qu’on peut maîtriser formellement ou avec lesquels on peut vaguement jongler, rafistoler, quand comme moi on a jamais été foutu de suivre un cour quelqu’il soit.
Peut-être que si j’avais écouté Madame Molin en 3ème elle l’aurait dit. Peut-être, elle aurait conclut un de ses cours par « Peut-être qu’à force d’entendre des connes comme moi toute la journée vous allez devenir quelqu’un d’aigre qui n’aimera que ce qu’il aime. Peut-être que vous vomirez par principe sur toutes les faiblesses qui vous dépassent. Peut-être que vous cracherez aussi sur toutes les forces qui vous foutent la trouille. Peut-être que cela vous amusera de manier plein de synonymes dont vous ne maîtrisez pas le sens pour déstructurer un peu les idées reçues. Peut-être aussi qu’un jour vous vous rendrez compte que vous n’êtes qu’une merde. Peut-être qu’un jour ce sera évident et qu’à ce moment là vous aurez envie de vous décharger. Et peut-être aussi que ce jour là vous comprendrez que c’est difficile de trouver des mots. Alors et alors seulement, si vous arrivez à faire ça, vous pourrez vous moquer des gens qui essaient d’écrire. Et vous écouterez comment maîtriser votre langue pour pouvoir le décrire, ou au moins en avoir l’air. Y a des techniques bande de cons. C’est ça la vie et puis vous l’apprendrez, c’est du camouflage. Ne vous moquez pas des mecs habillés en militaire ils ne font qu’assumer ce que vous vous cachez. Bon allez récré’. »
P’t’êt’ qu’elle l’a dit, remarque.

C’est marrant, des fois on est là on voit passer un mec avec les cheveux gras et on se dit que du coup on lui parlera pas. On se dit qu’avec une veste comme ça, c’est vraiment pas possible, j’veux bien être tolérant mais là non. Alors on s’arrête deux secondes et on se demande comment on en est arrivé là. On se rappel de la classe de 6ème et qu’on était pas capable de distinguer si quelqu’un était beau ou non et quel était le problème dans ses fringues, pourquoi les autres tentaient de l’occire. Et puis, on aimerait bien redevenir comme ça parce qu’à l’époque les choses étaient plus simples.
Parce qu’à l’époque on ne mettait pas en branle une espèce de canon à méchanceté chaque fois qu’on était blessé. On était juste là, penaud, comme le chien dans Un air de famille. Des yeux de cocker et de l’arthrite partout qui vous paralyse. Quand on disait du mal de vous, ce n’était forcément pas mérité et ça raisonnait toujours comme une injustice, et puis le syndrome du chien arthritique venait se pointer. Mutisme et pâte qui traîne.
Voilà.
Aujourd’hui, quand on dit du mal de vous, c’est vrai et ça ne vous fait plus rien. On se dit juste, tiens oui. Je suis un mec qui ne s’occupe plus des autres quand ils ne les aiment plus, je ne me sacrifie que rarement et si sans le vouloir on me met un coup, je gueule pendant des heures pour mon bleu alors que l’autre à l’poigné cassé.
Quand on a 15 ans, on s’dit vivement qu’on soit adulte qu’on puisse être quelqu’un de bien. J’en ai 19 et je fais toujours les mêmes conneries.
Parfois, on se cache derrière le caractéristique principal, celui qui crée une proximité qui fait qu’on gardera toujours un équilibre nucléaire, le coté : humain. On se dit que tout le monde est pareil et a les mêmes défauts et ça fait un joli masque pour halloween, pour ne pas avoir à juste montrer sa gueule pour qu’on vous donne des bonbons.
Et puis des fois, on est responsable. Rarement, vraiment. Alors ça fait comme une sorte de cancer de la conscience. Ca se propage et ça ronge. Ca rappel tout ce qu’on a fait de mal et ça ouvre de force les yeux sur pourquoi on l’a fait. On ferme la tête et on met de la musique pour que ça sorte mais c’est trop tard Kubrick nous déjà foutu sur une chaise avec une pince écarteuse. Alors, ça défile et ça défile. Et puis, juste on aime plus les gens.
Parce qu’ils nous ont aidé à devenir ça en nous encourageant : en rigolant à vos blagues méchantes, en en rajoutant et en vous donnant de la matière. On s’est fait tout seul biensure mais on sait que s’il n’ y avait pas eût de public, on aurait fermé sa gueule. Et c’est ce même publique qui vous maintient la tête or de l’eau pour vous forcez à regarder défiler tout cette merde.
C’est curieux quand même tout ça. C’est curieux quand même de haïr les gens pour leur coté humain, de se le répéter si souvent que finalement ils deviennent des sortes de droïds. Je veux dire, on ne peut pas aimer des gens qui pleurent du Kwashiorkor et déchirent d’embler les enveloppes Médecin sans frontières, on ne peut pas aimer des gens qui, sous couvert d’honnêteté disent à d’autres qui n’ont rien demander les pires horreurs pour les regarder souffrir et se dire « bah dis donc j’ai de quoi être heureux, ils sont pires que moi », on ne peut pas aimer des mecs qui dénoncent la vulgarité de Bigard et se goinfrent comme des porcs d’humiliation crasse devant les émissions de Julie Courbet.
Alors on oublie ce coté humain, du moins chez les gens qu’on aime. Ca devient des données. Des diagrammes. Humour : 4. Finesse : 2. Capacité à réfléchir sans être influencé par un quelconque média : 1. Gentillesse : 3. Etc.
Et puis naturellement, l’amas de donner forme quelqu’un de bien. Mais comme quelqu’un sur papier glacé. Comme une histoire avec rien derrière et puis comme une matière à rire et à discuter.
C’est juste pas quelqu’un.
Et comme c’est pas quelqu’un on peut dire ou faire ce qu’on veut, on fait pas vraiment de mal c’est juste une sorte d’hologramme. A ce moment là l’ange sur votre épaule gauche s’est fait méchamment rétamé la gueule par le diable. Qui vous regarde, et vous caresse les cheveux en vous appelant « mon grand ».
Il faut un bout de temps pour se rendre compte de ce que la misanthropie peut vous amener à faire. A être. C’est comme une maladie bizarre. Tout part d’un postulat très simple. Il est humain, je le suis aussi, je sais dont je suis capable, donc lui aussi. Il est capable du pire. Donc je me méfie.
Putain, c’que c’est confortable. Ca c’est le pied.
Et puis il y a le syndrome dont parle si bien Nobuo. Le syndrome de la vieille tante. Celle qui t’as toujours fait chier, que tu hais et que t’as planqué dans un placard. Et puis des fois elle sort. Et là ça fait chier.
Et c’est aussi ça ne vivre que pour soit et ne penser que les autres ne sont que des personnages avec leurs caractéristiques devant collés sur une étiquette. Genre t’as un gars en jean et en pull et il tient une pancarte « Marc, 20 ans, aucun avenir mais très intelligent. Tente l’ENS Cachan et raisonne comme un marxiste. S’est fait larguer par sa copine y a 3 jours. Ris souvent. Ne bois pas. Forte tendance à la prétention ». C’est ça de ne jamais avoir joué à des jeux de rôles, on ne s’est pas défoulé et ça devient la vie. Forcément les personnages tu les maltraites puisqu’ils t’ont fourni de la matière tu vas pas craché dessus. C’est tellement marrant.
Et puis y a révolte. Parce qu’en fait eux aussi ils connaissent ce que toi t’as vécu y a 10 ans. Les déceptions, et puis encore les déceptions et enfin la prise de conscience que ce qui est humain est merdique. Ils en avaient vaguement entendu parler en lisant Céline, Nietzsche ou Desproges. Mais, putain, ça devient vrai.
Et l’enculé qui leur fait perdre leur innocence c’est toi.
Tu les fais devenir toi.
Et ça putain, c’est le pire que tu puisses faire. Leur refilé cette dégénérescence.

Je sais pas si c’est bien clair, mais enfin voilà. Voilà pourquoi il y a plus de Misanthropie mise à part. Parce que quand ça devient plus qu’un blog, ça fout la trouille. Même si c’était là avant la page web, même si elle a été crée pour ça. On va commencer par enlever les pelures miteuses de son dos pour s’habiller avec le costard tout neuf de quelqu’un d’autre.
Pas trop autre quand même, mais au moins quelqu’un.

A bientôt ailleurs, donc.
15.11.06 20:11


Allez, les gars il est temps de jeter un peu à flot quelque chose de nouveau ...
Continuez un peu d'un autre coté.
Que ceux souhaitent l'adresse de mon nouveau blog et ce qui va avec m'envoient un mail.
Ou n'importe quoi d'autre
29.10.06 01:50


La fascination du pire ou la conjuration des imbéciles

Parfois tout cela est inquiétant; et puis, parfois je comprends un peu Florian Zeller. Loin de moi l'idée d'écrire des livres d'une taille si ridicule qu'on pourrait tous les compiler pour en faire un normal; loin de moi l'envie d'être un Nicolas Rey blondit; loin de moi l'idée de faire le tour des salons du livre pour exciter des gamines qui ne me liront pas ou mal mais bon, quand même, concédons le: la fascination du pire c'est un chouette titre.
Zeller a cette chance comme toute cette génération égotiste et monomaniaque de pouvoir tranquillement s’appesantir sur son mal-être. Alors qu'au même moment une tripoté d'ouvriers à l'inculture crasseuse et suante fabriquent la gomina de ces messieurs ne prenant même pas le temps, ces cons, de songer à l'angoisse du trentenaire délaissé par son pouvoir de séduction et son aptitude à survivre aux cuites. Non, non comme les cuistres qu’ils sont ils mettent du gel dans des pots puis les referment vont pointer et repartent : pas une once de tourment baudelairien là-dedans, pas le moindre recoiffage délicat : que du vulgaire, de l’ouvrier et de la désolation grossière.
A défaut de talents les nominés du prix de Flore brandissent vaillamment en guise de bouclier sophiste
le dogme de leur maître Sollers (qu'ils citent au moins une fois dans chacun de leur torche cul): "j'écris car c'est le meilleur moyen de parler de soit sans ennuyer les autres". Ces jeunes illettrés subventionnés écrivent avec trois mots de vocabulaire ce que nous aimerions avoir le temps de constater si TD et cours magistraux ne se chevauchaient pas invariablement.
Malheureusement pour la survie de mes nerfs, emmerder tout le monde avec ses états d’âme n’est pas l’apanage des publiés. Eh non, ah ah c’est la feinte !
Existe aussi les scribouillards en herbe qui dégobillent leurs morveuses destinées et aversion du monde, des autres, de la vie, et du Mal à la gueule de ceux qui passaient par là et n'en demandaient pas tant: un peu de légèreté, de recul et d'humilité. Ces gens sévissent essentiellement dans des blogs non photogéniques. A partir du moment où le quotas de trois lecteurs est dépassé c’est le cercle vicieux : les développements de platitude, la banalité exponentielle, le déclin annoncé de vivacité: alors ils pondent une merde vide mais bien enrobée à laquelle ils ont réfléchit des heures, puis la commentent, puis commentent leurs propres commentaires blabla. Ils répudient les réfractaires, houspillent les caractères hostiles. Et puis malheureusement leurs réponses n’est jamais celle qu’on espère, jamais de :
"Je suis persuadé d'être un artiste mais je suis un dactylographe raté qui base son génie sur la photocopie. Les gens critiquent parce que je suis mauvais et non pas parce qu'ils ne comprennent rien.".

Alors ils prennent des airs de première génération d’artiste totalement interactif et me donnent envie de mourir.
Il y a peu je suis donc allé voir Les Amitiés Maléfiques et j’ai totalement reconnu ce phénomène, c’était très bien : "tous ces gens qui veulent écrire alors qu'ils n'ont rien lu" (tout cela très articulé et en prononçant toutes les syllabes. Ce qui ne donne pas: "i veul' écrir' alor' qui z'on jamé rien lu"). Ou alors si le prépubère du griffonnage lit: deux ou trois connards à la mode, quelques classiques pour frimer devant leurs cinq potes ébahis. Ceux qu'ils considèrent comme leur premier public officiellement et qu'ils aiment en réalité parce qu'ils se sentent aduler. Ces gens donc qui forment son entourage font semblant de s'extasier devant son éloquence/cynisme/originalité/plume/charismei et pensent tout bas "qu'il crève avec ses nouvelles, je me mets devant une feuille et je ponds mille fois mieux". Messieurs qui vous gausser de vos talents, réfléchissez deux fois avant de le répandre à tout vent; chacun le soir en sa chaumière vous maudira par téléphone puis s'essaiera à l'Ecriture nombriliste.
La prose commencera alors par:

"Je ne sais pas quoi dire…"

ou

"Un jour je saurai quoi écrire…"

puis, se déroulera lentement le fil inconsistant de la médiocrité mégalomaniaque où seront disséqués le pourquoi de cette solitude, de cette différence fondamental et de cette barrière créer entre nous et les autres.
BLABLABLABLA.
Alors le médiocre aura répendu la jalousie et créer une sous médiocrité, ainsi s'est développer la sur-publication de chaque rentrée les littéraires mes amis. Pour tout autre phénomène social appellez moi j'ai des théories!

Pourquoi les gens qui veulent écrire ne peuvent s'empêcher de vous le brandire à la gueule comme autant d'attestation de leur raison d'exister. "Hé t'as vu, t'as vu moi aussi je vis: j'écris". Je tiens le pari devant vous ce soir que la moitié en prenant le métro le matin s'imagine répondre à Pivot (parce que forcément Pivot sera revenu), ils se voient dans un fauteuil cosy à coté de Bernard. Ils hésitent sur ce qu'ils pourraient répondre à la question Pourquoi écrivez vous ?

1) "Je ne sais faire que ça"
2) "Je n'ai pas choisit l'Ecriture elle m'a choisit"
3) "Il y avait l'Ecriture ou la vie, j'ai choisit l'Ecriture".

Qu'ils crèvent tous avec leur impudence!
Et puis ce n'est pas tout de devoir tenir entre ses mains les torchons infectes souillés de leur flatulences verbiale. Non, non. Vous pourrir les mains d'emportements naïfs et emphatiques ne leur suffit pas; il faut ensuite Lire. Lire avec un grand L: il faut s'agiter, il faut marquer son étonnement, il faut rire, montrer son émotion, il faut Vivre le texte. Et vas y que je te mate pendant que tu me lis, et vas y que je prends un pied incroyable quand tu fais semblant de rire, et vas y qu'après je t'achève d'un "alors t'en penses quoi?".
Mais j'en pense rien connard! Je m'en branle j'ai pas lu. J'ai passé 10 minutes à jouer au mime Marceau en imaginant assez de conneries élogieuses et solennelles pour satisfaire tes délires maniérés. Biensure je préciserai que le genre ne me plait pas et que ce n'est pas ce que je lis, pour que tu comprennes en douceur qu'il serait bon de cesser la torture.

Le truc à savoir c'est que l'écriture de l'écrivaillon enécharppé est universel. Confusus ne disait-il pas "Lis un fat au verbe pompeux sur un blog stylisé et tu les as tous lu". Si, si.
Et il ajoutai même "Maudis soient les conquérents ampoulés qui arborent des écharpes en été et des mocassins en hiver". Oui, car biensure celui qui commence a écrire prend des airs affectés et change ivariablement de costume: soit il se met à arborer un veste en velours et une écharpe en soie de prisunic 100% synthétique, soit il prend des airs de vieux pouilleux désargentés, genre artiste maudit: "tu vois hier pendant mon insomnie (oui parce que l'insomnie c'est La Classe) j'ai réfléchit, finalement je préfèrerai ne pas être reconnu de mon vivant". Evidemment oui ...
Oui, oui, oui ...
Allez mon grand rentre chez tes parents publier sur ton blog, vite cours, tes 4 lecteurs t'attendent ...

Oui finalement, l'empathie se développe un peu entre Florian Zeller et moi: voici un garçon qui a su se démarquer en donnant des cours de lettres à sciences-po, genre "faites ce que je dis mais pas ce que je fais: de la littérature". Il apprend donc à des gens qui ne connaissent que le surface des choses le travail de ceux qui finalement ne parlaint que du fond.
Mais ce qui rendait Zeller un chouillas attractif n'est plus. Non, maintenant il se consacre "au théâtre". Tiens, je "fais du théâtre" encore une belle connerie pompeuse et insupportable pour dire "dans des MJC subventionnées je récite du Racine ou fais des compiles de pièces modernes que je vide de toute substance en corrompant complètement la mise en scène".

Tout cela pour dire que le blog où j'aimais venir me défouler fut fermé quelque temps, sans doute la même réaction que le chevelu du film: les gens qui se servent d'un support aussi superficiel qu'un blog pour instruire le monde de leur auguste chiure artistique m'ont dégoûté de l'entretien de cette page. Et, je peux vous dire que cet été j'en ai lu pas mal. Je balance les adresses à ceux qui veulent s'amuser des certitudes verbales de leurs contemporains.

N.B.: (Lapin tu n'es pas visé).
5.10.06 21:42


Contrindication médicale

Il existe dans le monde une floppé de fléaux insupportables et irritants, et puis il existe les contaminés qui les transmettent et portent leurs emblématiques chiantises de Nantes à Montaigu. Il y a tous ceux dont nous aVons déjà parlé ici, et puis il y en a d'autre. Le genre qui fait un mouvement de tête pour replacer ses cheveux et en mâchant un cheming-gum vous balance avec une emphase surfaite: "je suis désolé de mon absence du moment maius tu vois en ce moment j'ai décidé me consacrer entièrement à mon Art/l'Amour/réussir ma vie.
Et bien moi rien de tout ça. Je n'écris plus ici car je n'ai rien à raconter en ce moment, sauf moi; et moi on s'en branle. On n'est pas dans un blog merde.

Tout de même il serait bon pour ceux qui passent encore ici d'aller voir Little Miss Sunshine, Je vais bien ne t'en fais pas, les amitiés maléfique, Thank you for smoking, U, Dans Paris, Jardin en automne et puis, allez, tiens, Twelve and holding.
Et puis qu'on éteigne tous nos radios quand ça parle Présidentielle.
6.10.06 09:24


Violence des échanges en milieu tempéré.

Dans la série "laissez moi cinq minutes avec la compagnie Créole et je les pousse à s'immoler par la noyade en fredonnant l'amour est mort de Jacques Brel"- dont je vous rappel la passage le plus gai: "l'amour est mort" - hier, j'ai commencé mon job d'été. Avec un chouillas de retard, certes, mais commencer tout de même. Je trie des choses que je n'ai pas envie de lire pour des gens qui boivent avec plaisir des expresso-machine à 30 centimes le gobelet et qui s'offusquent, au bord de la crise de conscience civique: pret à lever banderoles et pétitions, quand y a pas de touillettes dans la gobelets.

Je suis une chanson de William Sheller en converse. Et en plus je dois aller en banlieue.

Seigneur, pourquoi m'as-tu abandonné ?

Si je me sors indemne de cet été pourri j'irai chaque dimanche à la messe, j'arreterai de fumer, de boire et de porter des préservatifs. Je jure d'entretenir mes maladies vénériennes et mon cancer de la peau en laissant intact ce corps dont tu m'as si charitablement gratifié.

Quelqu'un m'invite en vacances ? J'achèterai les croissants.
28.8.06 21:15


Comment réussir quand on est con et pleurnichard ?

Avec la bonhommie latente et le bonheur discret que je me traine, je pourrai pousser au suicide toute une floppée de mormont..

Hier à un baptême ennuyeux à périr j'ai entendu le parrain ponctuer d'une rire gras et empatée cette phrase à la délicatesse si bienveillante: "T'façons les femmes ça à beau à aller à la muscu la seule chose qui compte c'est leur faire se muscler machoire." Ahahah "pouet pouet". Dis camion. Ah la la la mais quel temps de chien. Pfff' m'en parlez pas. C'est quoi une poupée gonflable avec les yeux blancs ? Ohohoh hé le con hé ! Ah bah nous tu nous laisses chez toi, on arrive avec le pastis pis on t'le réveille hein ton village de môrts.

Je propose qu'on immole les gens heureux, pour rassurer les cons; allez, rassurez moi.

Curieux cette impression d'être continuellement dans un bouquin de Houellebecq. Alors que je hais Houellebecq.

Mon projet d'avenir à long terme et de me laisser pousser la barbe et de devneir Bacri dans Kennedy et moi. Et puis d'aller prendre un bain tiens. Pis aller voir une bonne grosse merde au cinéma.

Et si ce soir on était des insurgés, et si ce soir on refusait d'aimer le film de Myasaki ...
27.8.06 17:53


Le chewing gum c'est très vulgaire, le chewing gum ça m'exaspère.

Quelle est la vraie différence, au fond, entre un bus de campagne et un bus de gens normaux ?

Ahah. Déjà les gens normaux ne prennent pas le bus, ils prennent le taxi. Ensuite les gens normaux ne s’appellent pas Mickael ou Kevin mais Nicolas comme tout le monde. Enfin dans un bus normal quand un connard vous poussent au delà de vos limites en machouillant ponctuellement et nerveusement un boût de chewing gum pile sous votre oreille droite, vous avez le réconfort de vous dire qu'au moins ce n'est pas un immonde gars puant et barbu qui porte une veste en jean. Et bien pas à la campagne. Quand votre supplice est incarné par un type en veste en jean je crois qu'on peut appeler ça la misère. J'ai jamais pu supporter les vestes en jean c'est une sorte de haine attavique, un flot de fiel inexplicable qui se partage également entre: les shorts de plages à fleur, les jeans avec des taches de peinture ou de délavage outrancier, et les types qui enlèvent pas leur walkman pendant qu'ils parlent ce qui les fait vagir de manière à vous occir un tympan tout en vous insupportant l'épaule en y mettant les mains dans un air de franche camaraderie.

N.B.: J'envisage très sérieusement de décerner de petits lots à ceux quyi parviendront à trouver la référence des titres d'article.
J'ai à ce sujet sous la main une magnifique collection de jouets happy meal.
20.8.06 09:51


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